Les riches peuvent-ils oublier leur nombril pour penser au bien de l’humanité ? On vient de connaître la réponse : Non ! Pour eux, il n’y a que les profits pendant que le reste de l’humanité ou presque vit dans la misère. Que devons-nous faire ? Comment créer une nouvelle forme de solidarité entre gens plus pauvres ?
27 Mai 2008
La guerre pourquoi ?
La guerre est d’abord un processus économique, un moyen pour ceux qui dirigent de s’approprier le bien des moins bien nantis. Sans une foi aveugle, un pouvoir politique et judiciaire absolus, la guerre est impossible. La guerre vit de nos taxes et de notre consommation. Elle existe grâce à notre ignorance et notre indifférence à ce qui arrive à l’autre. Pour cela, il faut que les dirigeants créent une morale qui justifie leur excès de pouvoir.
La guerre règne depuis les débuts de l’humanité parce qu’on a laissé le pouvoir entre les mains de quelques bandits légalisés qui peuvent se permettre de tout piller. La guerre est un commerce planétaire excessivement payant. Elle est de ce fait un processus économique, car elle oblige à devoir investir de nouvelles fortunes pour rendre la vie acceptable. La guerre est vouloir la domination de sa foi et de son dieu sur toutes les autres fois. La guerre est aussi un phénomène d’ignorance et de fanatisme religieux et raciste. S’il n’y avait pas les religions, les individus auraient une conscience personnelle qui leur permettrait de se rendre compte que la guerre ne peut être qu’un abus de force. Dieu est pour plusieurs le bras qui leur fait croire qu’ils sont supérieurs à tous les autres et qui essaie de l’imposer aux autres. La guerre est un phénomène d’ignorance et de finances.
Alors qu’on est prêt à remuer ciel et terre pour diriger la sexualité de chaque individu surtout dans les sociétés riches ( un moyen de détourner l’attention sur la violence) , on assiste en silence au viol de conscience de milliers de jeunes qui , contre leur gré , se doivent de joindre des armées de soldats enfants. C’est plus facile de s’en prendre à quelques individus qu’à des régimes politiques qui abusent de leur population. Même si on sait que ça existe, le viol n’est pas encore considéré comme un crime de guerre. Quand victoire rime avec défoulement collectif, qu’avons-nous de plus que les animaux ?
Souvent les guerres sont moussées hypocritement par les intérêts des grandes puissances ou pour défendre des multinationales qui ne respectent rien, sauf leurs profits. La guerre ce sont quelques dirigeants au-dessus des nations, au-dessus des religions, au-dessus des mafias, qui à travers les banques et le développement tirent les ficelles pour s’en mettre encore plus dans les poches. La guerre, c’est un système planétaire entre les mains d’une poignée de dirigeants. La guerre commence avec les services secrets des pays et la morale qui fait en sorte que l’argent est plus important que la vie ou les individus.
Comment combattre la guerre ? Faudra-t-il que la vie sur terre soit irrévocablement condamnée à disparaître pour agir ? La lutte à la guerre est individuelle. Elle passe par le refus systématique de tous les individus à souscrire à un gouvernement qui met de l’argent dans les armements. Si les religions jouaient leur vrai rôle d’apprendre à aimer et à s’entraider quelle que soit la foi, elles pourraient créer une solidarité et une conscience universelles qui tueraient l’ignorance géopolitique qui permet la guerre. Pour cela, les Nations Unies devraient être la seule organisation mondiale qui a le pouvoir d’intervenir pour solutionner les conflits. On devrait s’entendre pour que l’humanité cherche à éliminer la pauvreté et l’ignorance et mette en place un minimum de lois qui porteraient sur l’élimination de la violence individuelle et collective.
Il est impossible d’éliminer la guerre sans le respect de chaque Homme et chaque Femme. Pour éliminer la guerre, il faut combattre la misère et l’ignorance. Il faut orienter nos recherches en vue d’améliorer la vie physique et sociale de l’humanité entière , en passant par l’amélioration du niveau de vie et de la qualité de vie de tous les individus où qu’ils se trouvent sur la planète. Notre façon de vivre actuelle est par son insouciance un crime permanent.
Extrait du Livre d’or pour la paix, pp. 159-163, France, par Jean Simoneau.
