Autoportrait d'une révolte

Amérique

Je vis dans un monde 
prison de désirs
de solitude et de peur
au nom d’un dieu
 qui se prétend Amour
et ne rêve que de guerres.

De ce dieu qui carbure
au pétrole et vampirise
les «pauvres» anges déchus.

 Ma vie :

Contemplation de jeunesse
de beautés extases
de rires d’enfants complices
générateurs de jouissance
mélodies de caresses – affection

 

Ma vie :

Révolte constante contre la misère
érigée en système. 

Ma vie :

rêve d’amour, de fraternité.

 

Je me heurte au passé noir
des visions bibliques
intolérances devenues modes de vie .

 

Je vis
de cette jeunesse qui m’appelle
à vibrer à la folie
à idéaliser jusqu’à la lumière pure

 

 

Je vis
ce nouveau Québec
qui s’éveille lentement
libre , fier et tolérant.

Pays nourri à la source
du grand fleuve liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                 Gaston Gouin

 

 

 

Quebec my love

Tu pèles tes penseurs

À coups de solitude

Tu assassines les Gouin

Par distraction

 

                                                 Quebec!  Quebec !

 

 

La neige est-elle encore blanche ?

Le vent aussi tendre  ?

 

Les policiers se gavent du sang de la jeunesse

Les ruelles debout , vraies putains de nuits sombres,

Oeillent piteusement Wesmount .

 

                                        Quebec

 

 

                                         QUEBEC BEFORE  LIBERTY

 

 

 - Gaston Gouin est un jeune poète de l’Estrie ( Vaucouleurs), au Québec.  Des amis ont longtemps cru que son accident de moto avait été provoqué par des membres des services secrets du Canada ou la GRC.  La présence de Pauline Julien et Pierre Vallières à ses funérailles renforça la thèse que Gouin avait un lien avec le FLQ , un mouvement terroriste rêvant de l’indépendance du Québec.  Par contre , sa famille ne croit pas à l’attentat.  Quebec sans accent est l’appellation anglophone de Québec.

Extrait de l’Amourajeux , devenu Portrait d’une révolte , après remaniement…. temporel …  Il faut avouer que les bombes du FLQ ont aidé à préserver le français comme langue au Québec.

 

                                                          Liberté ou octobre 1970

 

Pour un mot,

prononcé à peine plus fort que nos délires

 

Les boeufs

  ont pillé nos greniers

  ont mordu dans nos rêves.

 

Ces salauds

ont perquisitionné jusqu’à nos larmes

 

Mais, nous sommes forts de notre vérité

plus forts que l’armée …

Nous sommes une société mise à nue

Et nos cris claquent sur le roc

deux cents ans de frustration et de misère.

 

 De porteurs d’eau que nous étions

 nous sommes devenus porteurs d’espoir !

 

Dans nos champs

germent des grenades de liberté

qui explosent

aux visages avariés

de nos maîtres.

 

                                                 Maudits êtes – vous !

 

Vous qui nous avez fait ramper

Vous qui avez sapé jusqu’aux souvenirs de notre race

 

                                                 Nous sommes encore debout !

Et nous crachons au visage de votre infamie

parce que l’on sait que malgré nos faiblesses

 

                                                NOUS VAINCRONS  !

                                                VIVE LA LIBERTÉ !

                                                 VIVE LE QUÉBEC LIBRE ! !

 

 

En 1970, environ 500 victimes innocentes ont été emprisonnées sous la loi des mesures de guerre du gouvernement fédéral canadien pour écraser le rêve d’un Québec indépendant.  Le Canada a toujours méprisé le Québec, sauf, lors des élections et des référendums.  Pendant que le gouvernement canadien se promène par le monde, fait ses guerres pour les Américains, il refuse de reconnaître le droit du Québec à son indépendance, allant jusqu’à utiliser des moyens interdits par les lois du Québec, pour empêcher ce rêve de se réaliser.  Le Canada est non seulement un pays anglophone, mais il est aussi le royaume de l’hypocrisie.  En politique, on appelle ça : diplomatie.

 

 

  
Extrait de Chair de poule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                   Misère … éternelle

 

       Il est difficile de se voir dans l’agonie de sa lucidité , impuissant à vivre sa vie d’homme ; d’échapper à une enfance maculée de chicanes de famille pour dérouter les créanciers ; d’échapper à ces années brûlées d’efforts à s’instruire de mille et un mots fardés pour éviter le mot sexe. 

 

       Il est difficile de se soustraire à son rêve et se reconnaître minable et bouffon aux mains d‘un système assassin.  Nous sommes de petits soldats de plomb , enfoncés dans les marécages pour qu’il en coûte moins cher en cimetières capitalistes.

 

       Nos taudis nous ont appris à lutter avec l’hiver , à se blottir dans nos haines , à se bien porter malgré nos odeurs de fièvre.

      

       Notre religion a conquis les miettes de notre dignité d’animaux jouisseurs et les a placées sur les autels inodores de la chasteté.  Qu’avons-nous à nous plaindre ? Le monde a toujours été ainsi : il faut aimer sa reine , son boss et sa misère.  Capitaliser , tuer , guerroyer , résultats inéluctables d’une morale castrée.

 

                                                       Le ciel sera beau !

 

     Un dieu , charognard , grugera nos os maigres durant toute une éternité et  de temps en temps , pour se distraire , boira nos poèmes à sa mémoire et à sa gloire.

 

     Oui ! Faux dieu de l’argent , nous te ferons un monument quand on se rappellera que des générations sont mortes en espérant pour rien ton royaume de justice , de paix et d’amour.

 

      Un monde de mensonge .  Nous ferons un monument pour que chacun se rappelle à jamais ce que fut ce fameux royaume tant que tu l’habitas avec ton crois ou meurs , ta production d’armes pour ta maudite autorité , tes piasses et ta puissance … jusqu’à l’espoir de n’avoir ni dieu , ni maître.

 

     Aussi , peu échapperont au grand désarroi de nos muscles tendus qui éclateront de rage pour laisser vivre nos instincts jusqu’au bout de leur route.

 

      La ville est une poussière d’amiante logée dans nos poumons .  Nous cracherons le sang de ne pouvoir vivre l’infini en nous ;  au bout de nos doigts , valsera cette décharge électrique lancinante qui nous secoue de lucidité.  Besoin de jouir !

 

     Nous ferons sauter les pinces qui replient vos doigts contre nos gorges .  Nous en avons assez du gouffre .  Nous voulons nos plaines et nos rivières .  Nous revendiquons le droit à notre langue .  Nous désirons un pays .  Nous sommes fatigués des sarcasmes.

 

      Le Québec est un territoire locataire de son corps , locataire de ses sens , un peuple castré de sa vie.  Peuple -désir … Nation à naître … Coûte que coûte !

 

 

                               LA LIBERTÉ , ÇA SE PREND

 

                                  SANS PERMISSION

 

                                      SIL LE FAUT …

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             Révolte

 

 

 

Les petits crachent aux gros

- « Tiens-toi bien paquet

      J’en ai plein le casse …

 

Tes hivers , je le réchaufferai à l’hélium

Tes puits de pétrole , je les boirai dans mon café

Je t’y pendrai à la lune par tes sous-vêtements

 

                                  Venez salauds !

 

                                  Vous allez l’apprendre

 

Le coût de la vie

À grands coups de pied au cul !

… Chacun son tour …»

                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                

                                                   INSURRECTION

 

 

                                   Le jour et la nuit dansaient

                                         Un brin de lune dans l’oeil

                                         Et , sous une nuée d’étoiles ,

                                         Au chant des bombes,

                                         Les hommes dormaient

                                         Un arc-en-ciel dans la tête.

 

Les moutons rochers , la glaise fêlée, les arbres martiens collent à la croûte terrestre devenue pain noir.  L’urine nage à la rivière et plonge à nos narines après avoir sucé le ventre des poissons – mouches dans des canaux cirés de béton . C’est un Atlantide , point Québec , point d’où les Américains expédient amiante et pétrole en corbillard tandis que la France danse un streap – tease à l’Italie bandée.  Funérailles pour vieux empires en décomposition.

 

                                Terre , gueule de bois, mal foutue, immense rôtie que pourrit notre folie à te vouloir déposséder.   Nous déshabillons les forêts, étripons les sables bitumineux , enrichissons les capitalistes pervers qui n’ont pas appris à respecter l’homme et la vie.

 

                                 Quand nous aurons trop faim

                                  Les sabres sortiront de terre :

                                  La vie tremblante entre nos doigts 

                                  Comme d’immenses bancs de poissons

                                   Se vengera à vitesse folle.

 

                                     Vous avalerez

                                        Sans avertissement

                                           Vos crises économiques

                                              Votre mondialisation de la pauvreté.

 

 

       Pendant que nous

                              Nous découvrirons la solidarité internationale

                                  La solidarité humaine planétaire …

                                        Votre pouvoir monopole éclatera …

                        

Ce sera trop tard pour vous

                                  vous serez déjà ruinés …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                       La richesse

 

 

Petit gueux pour avoir ta soupe

Tu dois monter sur ton orgueil,

Enfourcher les malédictions de tout ce brouhaha inutile

Des guerres – spectacles , te réduire à néant

Juste pour le plaisir

De flotter dans un petit peu d’alcool.

 

                                       Who has no money

                                             Is nothing

 

American way of life

Pauvre petit Québec !

Cet abcès te pend au nez

L’or coule dans tes veines

Et , pourtant la richesse

La seule vraie richesse :

La liberté de taimer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            Tuer la poésie , c’est assassiner la race humaine.

                                            Janou St-Denis

 

 

 

                                      LE SYSTÈME

 

 

Mafia planétaire institutionnalisée

Hollywood  de démocratie

Avec CIA ou  services secrets

D’ici et d’ailleurs

Appui aux générateurs de taxes

                                        Pour pauvres

                                         De profits – intérêts

                                          De valeur ajoutée

                                           Pour riches et multinationales.

 

La Trinité de l’exploitation

                                            Politico-militaire

                                              Religio-judiciaire

                                                Industrio – politique

 

Grande efficacité millénaire

En croissance linéaire

Trois mousquetaires éternels
éjaculateurs de structures de dépendance…

 

Politiciens-marionnettes :

accouchés dans les draps de la haute finance
vendeurs de dope

Protecteurs de proxénètes

Pourvoyeurs de violence

Assaut-secours de la castration

Autoroute de l’autorité dictatoriale
Religions judiciarisées

Assises entre les cuisses de juges

Entretenus à l’arsenic

D’une morale médiévale

De  chasse – aux – sorcières

À la liberté sexuelle individuelle.

 

Justice d’avocats fournisseurs de mots

Pour contrôler la pensée populaire

Entretenue par des curés schizophrènes
                               Catholiques

                                Musulmans

                                Bouddhistes

                                Chamans                                   

                                Juifs, etc, et il y en a …
                … religions maximum de profits assurés …

 

Conquête de l’esprit

Par l’opium de l’inconscient – tradition

De la peur et de l’insécurité

Du grand voyage absolu

Révolu à tous et chacun …

 

                           … Grande schizophrénie freudienne …

 

D’un océan d’informations- manipulation

Tout ça pour entretenir le grand dieu

CAPITALISME

Assoiffé de profits et de pouvoirs

Tout ça pour entretenir le grand dieu

COMMUNISME

Assoiffé de pouvoirs et de profits …

Le système : vampire des pauvres…

 

 

 

 

                                       LOR NOIR

 

Signe de mort :

    Un ouvrier s’est sacrifié au travail

      pour un coin de ciel.

 

Signe de vice :

      Un père a tenté de voler

      question de dignité , de justice sociale

       pour lui et ses enfants affamés.

       

 

Filament diabolique

Sang de dictature économique

Raison d’organiser les guerres

             Me voici !  L’or noir !  Le PÉTROLE !

 

Je suis le véritable dieu

      Le riche aux yeux des pauvres

      Le pauvre de ne pas être assez riche

      Le pauvre en liberté

      Le riche en apparats
      Le diamant liquide…

 

Je suis le rêve blotti déguisé en $

         dans les poches de l’état

                                         Arrache- coeur 

                                          Crève – esprit

             Taxes sur impôts pour plus-value…

Devenir encore plus riche : 
The human dream.
Ultime rêve humain.

 

          Je sers la grande cause

                         d’enrichir la patrie

                                        les groupes de pouilleux

                                                          Qui agitent les cordes des marionnettes

                                                           Politiciens véreux et toute la famillette .

                                                 Banquet national du marché mondial.          

 

Devant moi

             osent gémir
                   la liberté

                   la dignité

                    comme si un coeur a le droit de s’agiter
                          sans un bon compte en banque

                                              Ça suffit !

 

Je me souviens
où conduit la liberté et la lucidité                                                

de cette liberté qui jadis déjà

m’enleva de vos poches crasseuses

me cloua dans la basilique St-Pierre

où enfin je respirais la richesses au-dessus de l’autel

pendant que des hommes s’affolaient avec leurs sacrilèges

et d’autres criaient ma vérité :

                           La piasse vaut plus que les sermons…

 

Qui étaient ces voleurs

                                  vendeurs d’indulgences

pour crier toujours:

                       « Une médaille pour quinze sous ! »

Était-ce des prêtres ou des brigands ?

une compétition à toutes les éternités  ?

Une culbute par ci , une culbute par là

Devant un homme comme tous les autres hommes

                  prophète schizophrène de tous les au-delà

                          Véritable cirque de nausée

me fit dégueuler sur l’autel à mes pieds

                 Forfait qui me coûta le bûcher .

                

        Je suis né pour brûler

                         je suis la torche de la fin des temps !

 

 

 

Dénoncé par le vin bavard et jaloux

Condamné par l’Église et l’État

D’avoir refusé de les servir

Une seconde de plus

             Rationné, je devins. 

 

Pauvre de moi , je priais

Dieu demeurait silencieux

La foule devant moi

                 Craignait

                 Se mordait les lèvres

hypnose collectif de peur

de mon absence prolongée

sans ma présence, augmentation du prix
                      Et, si la paix régnait ….
             Ce serait la fin, la catastrophe.

 

         Un vent de liberté m’empoigna

                          Me contraint à crier 

                                               la vérité toute nue :

 

 

 

Vos péchés , votre enfer ,

Messeigneurs l’État et l’Église

Votre ordre et votre démocrassie

Tout comme votre sale justice

   

        Au nom de la LIBERTÉ , 

                      de la DIGNITÉ

                      De l’HOMME

         Foutez- vous -les au cul !

 

 

                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       PEACE AND LOVE

 

Au nom de mon enfance

De la solitude

Du gouffre de la foi

du viol religieux des consciences

En plein visage

Je vous flanque mon pénis

étendard des droits de l’homme

Et  je vous crie :

               Peace and love

 

 

À vos usines aux odeurs pernicieuses

L’esclavage du travail ,

les cadenas des règles sociales

Les prisons de la foi et de la peur

                    Je vous oppose  LOVE

 

 

Courir nu sur le bord de la plage

Faire l’amour sur le gazon

Convoiter toutes beautés

Créer des paradis

Retrouver l’homme , enfin !

                  Peace and love

 

 

À l’enfer de l’humiliation

Les cris de la révolte

La futilité de votre argent

Vos croyances – vos péchés

               Non !  Cent fois NON !

 

 

Vive les châteaux en Espagne

Constructions malhabiles de nos rêves

Fierté de nos vices convertis en vertus

               Peace and love

 

PEACE

 

Finis les Vietnam

Finis les Tchétchénie

Finis les Rwanda , les Darfour

Fini les Tibet et les Québec

Finies les guerres de religion
Finies les dictatures des énergies essentielles

Pour sauver l’économie basée sur la guerre .

 

Israéliens, Palestiniens

se chamaillent

de dictature morale en dictature morale

pour assouvir leurs dieux désincarnés.

PEACE

 

L’Homme est un corps qui souffre

L’absence de communion

L’absence d’un vrai dieu d’AMOUR

 

L’homme est aujourd’hui un être

                            Catégorisé

                            Classifié

                             Sectarisé

                              Divisé

Absence de droits humains authentiques.

 

 

 

 

Un petit profit à empocher

Un petit fidèle à berner

Un petit rien à jeter

s’il ne rapporte pas… queuque piasses …

 

L’oubli quotidien :

l’AMOUR et la LIBERTÉ

l’AMOUR et la SOLIDARITÉ

seuls pouvoir de la pauvreté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            USA et cies

 

 

Vous vous êtes glissés dans mon lit

Une bombe dans les yeux

Des morts et des morts

À n’en plus finir gisaient

Près de mon corps blanc de peur …

 

            Quand cesserez-vous de jouer à la guerre
            pour reconstruire des villes , des pays,
            que vous vous amuserez à re -détruire
            nourriture essentielle de dépenses inutiles
            dragon qui s’auto- bouffe pour garder l’équilibre.

 

                             Allez-y bande de salauds

                             Faites-le sauter c’hostie de globe

                             Vous l’aurez

                                                 Votre autorité

                                                  Votre prestige

                                                   Votre puissance

 

Mais il sera trop tard

— votre conscience endormie —

la terre se sera régénérée

en se débarrassant de l’homme

ce psychopathe intemporel …                              

À vous de réveiller plus vite

tant qu’il en était encore temps.

 

 

 

 

 

 

 

                                                        Cest bien ce que vous dites ?

 

 

La liberté court les rues

Flambant nue six flics au cul

Je l’ai vue l’autre jour

avant de voler son pain

                elle avait l’air bête

                 notre liberté.

 

On aurait dit qu’en plus de ne pas se coucher

elle n’avait pas cessé de se torturer elle-même

Je sais bien qu’elle est tombée de son estrade

je sais bien qu’à passe son temps à l’usine

qu’elle en a assez de devoir se cacher pour se masturber

                               Mais … mais

 

Est-ce une raison ?

N’est-elle pas bien chez-nous ?

                               La liberté !

 

Allez voir ailleurs , vous allez voir …

 

Évidemment , elle traîne

avec les squeegees, les punks , les yo

en plein été, dans les parcs , devant les enfants, nue,

au nez des américains venus nous reluquer

                  nous entendre parler joual.

 

Elle peut bien brailler , la liberté

Elle se ramasse avec les autres

en prison , à Bordeaux.

Elle nuit au commerce touristiquo- bed-inn

 

En tôle , elle se fait haïr

elle ne se lave pas.

Les autres doivent mettre ses guenilles

                  prendre ses pieds d’athlètes :

                  quand t’es jeune, tu ne veux pas de pantalon

                   Avec une tache fournie dans le fond.

 

La liberté , elle , qui avait tant d’avenir … !

 

Je serais pas surpris

              que bientôt elle se lamentera dans les journaux

              comme si elle avait de quoi dire…

 

Pourtant ici : tout le monde est heureux

                     Y a rien qu’elle qui chiale …

 

Faut croire que la liberté

c’est fait pour être gardée en prison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               ANARCHIE 

 

 

Le dieu américain assis en yogi  oublie le temps des lilas
quand on lui flaque au nez l’urine des chiens tapettes
élevés fils de roi mondialisé   héros de miracles vendus dans les rues
pour retrouver sa trace   perdue au cours des siècles.

 

Pour nous les crottés, les béquillés, les morveux
les capitaliste grenadent les communistes

les catholique torpillent les anglicans

les musulmans brûlent les bouddhistes
                    et vice- versa
au nom de la charité … Peace on earth  !

pourvu que ça paye … !

 

Pourtant la vie , c’est la terre en sueurs
sous les fesses amoureuses d’un petit gars
qui fait pipi en plein rue Ste- Catherine

sur la tête défrisée de la reine d’Angleterre.

 

La vie , est un long «french kiss » à l’anarchie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                           LE BAL DE LA VICTOIRE                    

 

 

Blottie dans un rideau,

La mer, sur le bout des orteils,

Fait de l’oeil aux étoiles

Et dans sa frénésie

craquent ses os d’un bruit de vieux métal

Qui chatouille Satan et le rend hors d’haleine.

 

L’amour est grand roi

Même le lion lèche la gazelle

La haine est brigand

Même les jalousies sont en quarantaine.

 

Et, c’est grand bal de la victoire.

 

St-Michel danse avec la vierge Marie

Au tra la la des gémissements humains

 

St-Jean sert le cocktail

-au musc de putain -

Dans un bocal de chair

 

Et dans une troisième leçon

La Ste-Trinité s’embrasse, ivre de passion

Devant les chérubins

Qui tripotent les archanges.

 

 

Tiré de Hymne à lamour, le vice et la révolte. 1968

 

 

 

 

                                                   LA NOCE

 

                                           Prix  Normandie- Canada 1967

                                            Médaille de la ville de Lisieux , France.

 

De mon lit

Où nous étions seuls tous les deux

Étendus entre deux feux

J’ai entendu

Les portes de l’enfer

Gémir aux quatre vents.

 

Satan claquait des dents

Au rythme d’une valse

Que dansaient ses amants

 

Lucifer prenait un verre

À la santé des mariés du jour

Qui, en l’occurrence ,

Étaient nul autres que nous.

 

Pour regarder

Par le trou de la serrure

Belzébuth

Faisait la culbute et nous

Nous grelottions

De peur

De peur

D’être trop jouisseurs

Au nez de nos compagnons

D’une nuit en enfer.

 

Tiré de Hymnes à lamour , le vice , la révolte.

 

 

                                      La leçon de la croix

 

 

Jésus encor enfant , il n’avait que douze ans,
regarda son pipi, lui toucha même un peu,
et le mesurant à celui d’un compagnon
il gémit sur son sort : « Comme il est petit . »

Pour oublier sa honte, il fuit toute sa vie
femme et compagnon et même la solitude
il chercha dans l’esprit une compensation
lui permettant d’aimer sans vendre sa chair.

Et ainsi, d’une frustration à l’autre,
pour oublier la peau douce des garçons
de onze à dix-sept ans de préférence
il fit de con combat celui du genre humain :
anéantissement de chair pour sauver un fantôme.

Quand sur la croix , il fut frappé de vérité,
il dit à Jean : Fais avec Madeleine
ce que j’ai toujours souhaité et n’ai jamais osé
Baissant les yeux sur son corps mutilé
malgré les souffrances, il sentit raidir son sexe,

et proclama son ultime credo :
     je suis homme,
    depuis que je suis nu. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     Marie- MadeleineJésus frétillait comme un poisson
sous les doigts de Marie- Madeleine
buvait ses larmes comme un vodka
et dansait de délires sur ses iris.

 

 

O Madeleine !  O Madeleine !
Comment peux-tu de ta chaleur
bouleverser tous mes principes
tu sais Marie, tu sais, Madeleine,
j’aime les garçons et , sous ton nom
ta chair est maître.

Comprends Marie, comprends…
un seul jour , une seule nuit
avec toi clouée dans mon coeur
c’est peu, une image dans une boîte ,

mais un baiser suffit à oublier :
je suis né pour sauver, non, pour vivre.

Marie , Marie , l’homme est de chair
et sera dieu avec et par la chair
elle libère, elle élève, Marie .

 

C’est là mon salut :
apprendre aux hommes à aimer
aux frémissements d’un corps
un corps dans l’espace et le temps
un corps prisonnier d’un esprit.

Marie, je dois leur apprendre
le salut à travers les beaux vices
Marie ! je dois leur apprendre
Ils placent le mal, là où il n’est pas.
L’amour est sans violence…

Et, Jésus , les larmes aux yeux

s’éloigna en gémissant : un je t’aime.
L’amour est d’abord un désir
le désir d’un corps jeune et beau.

Et, sur les lèvres de son cousin,  le petit Jean
il s’évada oublier sa douleur…

dans un 69 qui , jamais , ne fut égalé
en plaisir et en passion …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       Les enfants mal aimés

 

Mes talents sont en prison

Pour protéger les jeunes

De la jouissance de l’éveil.

 

Mes talents sont crucifiés

Pendant que la misère de l’ignorance

et la pauvreté trônent dans les quartiers.

 

La répression sexuelle domine

Les crimes d’une justice pourrie

Où tuer est moins criminel que d’aimer.

 

Le fascisme a pris racine

Dans nos peurs et nos croyances

Portées par la vipère victorienne

Jusqu’à l’apothéose de l’hypocrisie.

 

Tout est argent dans ce monde vil.

Tout est domination dans cet enfer.

 

Les jeunes doivent apprendre

Le péché de la lucidité .

Je serai délinquant dangereux

Un allumoir, une flamme d’amour

Proscrite dans cette société

instigatrice de violence et de misère.

 

À travers leur morale perverse

j’entends monter les cris

des enfants dédaignés.

 

Et je les aime déjà à la folie.

 

                                                  Léternité

 

J’irai au-delà

tailler une pipe à Cupidon

St -Jean-Baptiste , Dominique Savio

à toutes ces beautés Caravage.

Amour vainqueur !

 

J’irai danser

au-delà de vos lois crapuleuses

de vos hypocrisies de vierges offensées

de vos Tartuffes judiciaires

noyés dans des partouzes de cognac.

 

J’irai jouer

au-delà du parallèle de la vie

au-delà de la vie -morte d’une société

qui, apeurée au moindre coup de pouce sur la tête,

charrie dans l’infiniment petit

de la morale judéo-chrétienne

et l’infiniment sale de son application.

 

J’irai

proclamer que Dieu n’est pas un monstre

expliquer la liberté à ceux qui veulent vivre

jusqu’à l’anarchie  responsable.

 

J’irai boire

dans la liberté absolue

intrinsèquement consentante

boire à ta beauté- hypnose

Bel adonis !  Corps – extasy !

 

 

J’irai jouir

de cette liberté invincible

de nos coeurs en délires

au-delà de la cécité des prédictions

d’une main- CIA , armée de malheurs.

 

La parole prophétique de l’aveugle ,

ADN de l’histoire ,  se réalise

Dans l’espoir et la joie de vivre.

 

 

Nous nous devons à la vie

à notre pays à construire

au-delà de vos langages pestiférés

de haine et de mensonges

de colons qui refusent la liberté.

 

Nous nous devons au Québec

à ce beau pays du Québec

où nous serons heureux

de jouir de la lumière illimitée

de ton sourire …

 

Nouvelle terre illuminée  d’amour  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                      Filles dAmérique

 

 

Indigènes filles d’Amérique ou d’ailleurs

Gratte-ciel dans ma campagne

Mettez vos bas de laine ,

                   Si haut ils sont

                   J’accrocherai mes lèvres

                   Frémir ce parfum

 

De la paume de ta main

          Ma barque tant adorée    

         éclorent les siècles

           Carcans de bois.

 

Aux étoiles asséchées de couleurs

Je fournirai la palette de mon genou

Et les misères humaines en fond de teint.

 

                   À table

                            Vietnam

                              Biafra

                              Bangladesh

                                          Etchétéra ra ra

 

La folie religieuse flotte

Dans les perversions machos

Excisions

Circoncisions

Castrations

                      Insoutenables bêtises humaines …

 

 

 

L’hiver demain

                       Les os claquetants

                        Les ongles charnues

                           Lessivera tes coteaux

 

De ta chevelure

                         nuitée

                         Chanvre pacifique

           Sortiront les lys noirs

           Avec des haut-le-coeur

           Obus pourris de misères

           Des crises à la 29

           Inventions américaines

           Pour une poignée de sous

 

Indigènes filles d’Amérique

Je troque vos yeux contre un feu de sourires

Le printemps sur mon pays

La libération amorcée.

 

     Comment pouvez-vous

        Faire de l’amour un gangster

          Pour répondre aux moralistes intégristes

           Curés des temps modernes ?

 

Femmes d’Amérique

Portez la liberté au-delà du mépris

Dans la dignité de votre égalité

La beauté de votre sexe

 

Il n’y a pas d’hommes , pas de femmes

Il n’y a que des humains …

 

 

 

                                    Jai besoin de toi

 

J’ai besoin de toi

Comme de respirer

 

Besoin de ta beauté

Guide de ma liberté

 

Besoin de ta nudité

Pour arpenter la vie

Apprécier les formes

Admirer les profondeurs.

 

Tu es ma boussole galactique

Mon espoir intersidéral.

 

J’ai besoin de toi

De toutes les couleurs

De toutes les langues

 

J’ai besoin de toi

Ô Québec éclaté

Pour montrer au monde

La vérité amoureuse de notre peuple

Sans le casse-tête de la vie répressive

D’une sexualité crucifiée.

 

J’ai besoin d’ivresse

Pour chasser la violence.

 

J’ai besoin de voir

D’être ébloui

D’être excité

Par ta beauté

D’être hanté par ta présence

De fantasmer ta nudité

De t’aimer à renverser la terre.

 

J’ai besoin de toi

Comme pôle opposé à la mort

Pour rêver de paradis.

 

Le Québec est un bel enfant

Un adonis adolescent

Inter -racial , inter -culturel,

Plate-forme de vérité , de démocratie

Dans l’hypocrisie canado -américaine

Où tout est argent et sans amour …

 

Le Québec est un sourire

Dans l’enfer de 1984

De l’homogénéisation

Communiste -capitaliste rapace …

De la mondialisation de l’exploitation.

 

Je suis déjà de toutes les itinérances

Des grandes fresques de la tolérance

Dimension fragile recherchée

Entre la vie réelle et la mort.

 

Je marcherai sur ma mort

J’y danserai le quadrille

De notre beauté

La beauté de notre LIBERTÉ.

 

 

 

 

 

 

 

                                                     Dégradation

 

L’homme est un ordinateur

Sous contrôle de haute finance

De curés branleurs de langue

D’hommes coffres-forts.

 

Vocation

 

Engraisser la caisse

Des gros bras productifs

Le plat de chair à canon

D’idéologies assoiffées de contrôle.

 

Mission

 

Mourir sans rouspéter

Laisser sa peau

Aux exploiteurs

Des rapports financiers.

 

Identité

 

N’être rien

Ne dire rien

Ne penser rien

Être tout au plus

Un masochiste exploité

Un travailleurs servile

Un prostitué dévoué

Dans le grand circuit

Universel

De la pègre organisée.

 

Programme

 

À gauche , à droite

Même combat

Même délire d’exploitation

Par des mains toujours sales de sang

Domination de l’homme -bête -démon.

 

 

 

Piège spirale bâillonné

Dans le temps et l’espace du cerveau …

Il n’y a plus que la souffrance

Depuis que l’on interdit l’amour.

 

Lucifer est impérialisme anglais !

 

Vive le Québec libre

Vive le Québec libre, libre, libre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                           À droite toute !

 

Je vis dans un pays

le Canada fasciste , état policier :

Où les jeunes apprennent à faire l’amour

À coups de peur et de tabou :

Fruits de jalousie et de délation …

 

Dans un coin de pays

qui n’est pas encore né

Qui ne se connaît pas encore

Qui se cherche dans le miroir des illusions …

 

Je vis dans un pays

où la démocratie se meurt

dans la bouche de nos éditorialistes

pour laisser en paix nos pontifes ,

experts en Brinks , opérer leurs vols sociaux .

 

Un pays

où la délation est rempart d’une morale

de domination , d’inquisition .

Une morale qui n’a de souffle

que dans la chasse aux pédérastes

obscurité d’aveugles qui beuglent

qui étouffent toutes divergences …

 

 

 

Je vis dans un pays

étranger à ma langue, étranger à mes désirs

où les doigts se cassent s’ils font l’amour…

 

 

 

Un pays

qui me nie

qui me saigne

qui m’étrangle

 

Je vis dans un pays

le pays des autres

le pays des pleutres

des faux- curés , moralistes castrés,

Féministes martyres de leur homophobie

qui immolent sourires et caresses

À une pudeur plus atroce que le cancer …

La morale sexuelle judéo-chrétienne …
Quelle supercherie !  Quel viol des consciences !

 

Et , je rêve à toi , mon vrai pays ,

Mon petit Québec libéré ,

Pays où je pourrai , petit ,

Te faire l’amour en liberté

Un amour si fou , si lumineux ,

Une passion fougueuse des yeux ,

Des lèvres , du pénis , de tout mon corps

Qui implose de la joie de toi …

 

Je rêve à toi , jeunesse éternelle ,

De cet espace-temps

Où te caresser ne sera plus un crime.

 

 

Ce texte a été utilisé pour un poème- affiche du peintre vietnamien La Toan Vinh , à Troyes , en France, en 1994.  Il a été dédié à la mémoire de Marc Lachance , le 24 juin 1999 , pour souligner son suicide qu’il considère comme un assassinat.  Marc aimait les garçons et avait créé de nombreux cirques en Éthiopie pour aider les plus pauvres à se nourrir et aller à l’école. Mais, notre morale débile condamne de tels AMOURS.

 

 

                                   BERCEAU FASCISTE

 

 

 

Quand la beauté est interdite

le fascisme perce des dents

grignote les droits individuels

la liberté de conscience
met la vie privée au pilori
se proclame censure

cadenasse la libido

tue l’envie folle d’aimer.

 

La passion naît sous les doigts

au bout des langues

ivre de la beauté des ados

toute charnelle et esprit libre…

nourriture sans prix

de la communication universelle.

La courbe des fesses ,  la ligne du corps,

la beauté fascinante d’un regard complice,

la fraîcheur de l’esprit et l’extase des yeux

chemin de l’amour universel :
plaisir anti-racisme , illumination

malheureusement que trop passagère.

 

La vie est un petit sexe bon à dévorer

malgré les pims et proxénètes

de la pauvreté , de l’exploitation
de la main-d’oeuvre à bon marché …

 

 

 

Malgré les castrations morales

fruits des religions et des bourgeois

pour criminaliser l’amour.

 

Jadis, on disait que l’Amour est Dieu …

 

 

 

 

J’accuse le temps des non-dits

D’avoir étouffé l’époque des baisers et des joies.

J’accuse l’invasion des haines religieuses

De tuer la communication au nez de tous.

 

Enfants de l’ignorance

Les dieux se chamaillent

Ivres de pétrole
hésitant quant à la coupe de viande …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   LE QUÉBEC EST MIS À MORT

 

Rêve Québec

Québec libre
Bel enfant

Peace and love

Ton sang se pétrit dans la queue

des étoiles froides d’Amérique.

 

                   Le monde est tombé de son nid

                   Les klaxons tuent l’esprit à petit feu

                   Les armes sont automobiles et famines

                   Le parvis des églises : misère du tiers-monde

                   Viol collectif des consciences…

 

Création étalée de malheurs :                  

                La bouche des gamins est devenue vipère.

 

                Même si tendre est la chair des amants

                Nourriture dévolue  aux  pouvoirs assassins

                Au pays des misères et des désespoirs

                La pourriture s’installe entre deux peuples.

 

                Les enfants n’ont plus de tête

                Leurs pieds s’enfoncent dans la boue

                Un par un   ils deviennent fleurs fanées …

 

Je traîne la patte à crier un je t’aime éternel

personne n’entend mon coeur s’épuiser

dans les chimères à produire l’étincelle d’amour.

 

                     Les enfants demain je te dis

                     seront à nouveau des sourires dans les rues

                     Les larmes auront séché le temps d’une paix …

 

L’espace sera à ma main

Et j’aurai double poignet :

La liberté et l’amour.

 

LE QUÉBEC SERA TERRE DE LIBERTÉ  …

 

Mes lèvres sur vos corps

paradis pour enfants de mes rêves.

 

Québec , terre de tolérance

               Terre d’amour

               Terre de liberté

               Tu naîtras

Le jour où les corps auront retrouvé leurs âmes.

                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                      GRÂCE À TOI

 

Écorché de désirs – abcès

je prends sans crier garde
je vole des plaisirs à la vie

                         Ma vie sans soleil

                         se nourrit d’insouciance

                         d’intentions désespérées

            parfois raté jusqu’à l’os

                     Et je m’en fous.

 

                      Tu es là

                       à courir dans mes cheveux

                       à frémir sous ma main

                       crispé dans tes rires

                       les jambes en ciseaux
                       contre mes hanches.

 

Je vis ce plaisir arraché à l’instant

          en guerre contre la mort

          en lutte pour la survie        

          absent à toute logique

          inutile jusqu’à me taire

          dans la perspective adulte.

 

Ma solitude perce des racines
dans l’amour silencieux

             sans tête particulière

             bouquet de beauté

             de rien hallucinant

             de rêve prodige

      ma vie se meuble d’instants divins

            trace un tableau venu d’ailleurs …

Je me promène malgré mon âge

grinchant de grands déchirements

entre l’euphorie et la mort

           et je m’en fous

           
              je n’ai plus peur

                          jai ton amour …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                         Euphorie

 

 

 

Je ferai un orgue de la grande machine

Elle crachera par ondes des avions bouffons

La pluie sera à percussion de fraîcheur

Elle est arrivée l’heure des clochers électroniques

Nous partons !  j’ai le coeur qui chavire

l’ivresse glisse en moi  : un printemps de rosée

la journée m’appartient dans nos regards

Je creuse dans nos âmes des sourires de joie

Ah! Qu’il est beau et jeune ce soleil . Il est doux !

je suis pénétré d’amour  quand je te bois

O liberté !  Je coule en chutes de joie

j’accouche des couleurs de rires

dans cette enfance reconquise …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Maéli la fillette de Rouhed … née quelques mois après sa mort.

 

                 

                                       Rouhed Ali

                                             1974 – 1994

 

J’ai mal

J’ai mal

 

Tu ne peux savoir , mon fils ,

Comme j’ai mal de ta mort.

 

Je geins mon impuissance

À te garder , à te ramener.

 

Ton absence m’accable, me tue.

 

Ma voix est un coup de poing

Dans l’éternité pour aller te chercher

Tu es une déchirure brûlante

Dans la paix intérieure de mon âme.

 

Impossible de dire ma souffrance

Elle est chaque moment de silence devenue.

Tu es cette douleur de vivre

Qui me déchire de ton suicide.

 

Rouhed

Être de lumière

Que la souffrance humaine m’a volé

Mais n’extirpera jamais de mon coeur.

 

Je te remercie

De nous avoir laissé

Maéli.

 

D’avoir accepté le partage

D’une partie de ta vie

Avec moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                       Hantise

 

Les ombres me courent

Où je cours les ombres

Je ne sais plus qui court qui.

 

Est-ce toi Rouhed ?

Est-ce toi Langevin ?

Est-ce toi Miron ?

Les trois à la fois ?

Qui habitent maintenant

À hauteur d’épaule

Juste derrière moi .

 

Est-ce vrai

Que le ciel

Est un petit ange pré – adolescent ?

Un Éros d’amour et de beauté…

 

Attendez ce ne sera pas long

Je serai avec vous

Ici la vie est trop sale

 

Les féministes victoriennes ont le pouvoir

Les bitches : réseau d’organes de chantage.

Chassent l’amour confondu à la chasteté

 

La vie n’est plus que du béton – argent.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                       INTUITION

 

 

La réalité est une vaste fraude

Une illusion de l’ordinateur cerveau

Tout n’est qu’ondes et lumières

 

Nous sommes des voyageurs cosmiques

Particules agitées dans des champs magnétiques

télé portées à travers de petits vaisseaux

Momentanément éveillés pour vérifier l’itinéraire

De cette vaste recherche d’un lieu -temps éternel.

 

La vie est une zone de fortes turbulences

Réveil momentané dans l’espace sidéral

Un cliché de l’endroit où nous passons .

 

Je suis un oeil

Observateur de l’énergie en marche

Mutant vers une autre dimension

Où je serai lumière plus blanche que la neige

Dans un monde infiniment heureux.

 

Je rêve -vécu DIEU …

Le bonheur parfait …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                   JE SUIS

 

 

 

Je suis une structure géométrique

Une équation mathématique

Nichées entre le zéro et le un

Le regard du présent

Interprète du décor de l’attraction

De l’espace avant -après

Parent du temps

Du regard présent

 

Je suis

Un infime moment d’illusoire équilibre

Dans le grand ballet infini

De la concentration et de l’expansion

Des forces de l’univers.

 

Je suis

De lumière et de chaleur

Le temps d’un déplacement

Universel de la ronde

Des commencements et des fins

Renouvelables et infinis.

 

Je suis

Le court espace

D’un mouvement

D’un rêve conscient

D’une éternelle création.

 

 

 

                                                      Mathieu  …

                                                   de Val -d’Or

 

Pauvre petit

Miroir des chicanes de ta famille

Victime des statistiques policières

Chèvre manipulée par les bitches

Prisonnier des Mormons.

 

Je ne te connaissais pas assez

J’ai pris une chance

J’ai perdu.

 

La peur de la police fut plus forte

 

Je me pardonne

De t’avoir aimé.

 

Notre route aurait pu être si belle …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                        Pendant que vous dormez  …

 

Pendant que vous dormez

Braves citoyens du Québec

 

Des chars d’assaut rouillent

Dans nos forêts iroquoises

Près des tours électriques

entre deux plants de mari …

 

Pendant que vous ronflez

Pauvres petits Québécois ,

Les surplus de guerre déménagent …

Passent de mains en mains jusqu’aux …

Anglophones de l’après – référendum.

Guerre civile appréhendée oblige :

Si le Québec se réveille …la GRC

Mène le bal de la démo – crassie …

S’invente des terroristes .

 

Pendant que vous rêvez

De vos moutons québécois

Les scénaristes fédérastes tracent

Scénarisent , pratiquent

Des plans vicieux pour l’occupation 3

De 1837 – 1970 merveilleux exemples

Des profits assurés en spéculations immobilières

De maisons délestées de leurs fantômes

Aux Dion , Bertrand et cies …

Bons fédérastes convertis

Aux bénéfices de la goujaterie …

 

 

 

Pendant que vous cauchemardez

À payer une indépendance

Que vous n’avez pas eu le courage de faire

Le fédéral se prépare à vous trancher la gorge.

Rêvez ! Rêvez ! 

Car, si vous ne vous réveillez pas

Bientôt vous rêverez en anglais …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mourir

s’éclater

se transformer

se multiplier

dans l’univers infini …

 

Échapper aux frontières

rejoindre le trou noir

de la naine éclatée

perpétuel recommencement …

 

Mourir

jouissance éternelle

de la lumière – appartenance

paix de néant neutralisé …

 

Je suis blanc d’amour

pour toi mon frère de couleur

pour toi ma soeur , ma compagne

mon égale .

 

Mon bien – aimé, mon ange, ma compagne

de glaise et de poussière

sans corps sans sexe défini

découverte éternelle à revivre

je voyage toujours seul

à ta recherche.

 

Tout n’est qu’esprit

beauté – lumière

réalité.

 

 

 

                                                  Le sens de ma vie

 

 

J’ai pris mes rêves

Pour une mission.

 

Je suis grimpé sur l’illusion

D’avoir le verbe et le pouvoir

Prophète d’un petit peuple

Devenu grand , grand , grand …

L’Éverest de l’Amérique

L’adulte libéré de ses peurs …

 

Petit messie  à la gogo !

 

J’ai récolté désillusions

Je ne sais plus ce qu’est ma vie.

Je nage dans le vide .

 

 

L’amour est-il passion ?

La mort plus vivante que la vie ?

La solitude , notre réalité profonde  ?

 

Je ne sais plus

Ce qui importe.

 

Mais, j’ai une certitude

L’argent ne vaut pas une caresse …

 

La vie : expériences et bonheur

La vie : défis à relever

La vie : malheurs à encaisser

Ma vie : consumation lente inexorable.

 

 

Plus les détours sont grands

les fossés profonds

les tempêtes incontrôlables

plus les paysages sont féeriques après…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Jonathan Gagnon

 

 

                                                   RENAISSANCE

 

 

L’oeil de la nuit

sur ton corps

tel un diamant

d’une Amérique abandonnée

à l’hiver de ma bouche.

 

L’oeil de la nuit ,

danses et arabesques

aux nervures de ta peau ,

aux replis de tes lèvres ,

port pour ma salive agitée.

 

L’oeil de la nuit

surgit derrière la paupière

du temps de la honte :

Québec , mon pays ,

ma passion étouffée

sous la nuit

de la terreur des mots.

 

N’entends-tu pas les cris

      conjugués

 des Patriotes de 1837-2037 ?

 

   

 

 

 

Ne ressens-tu pas

les credo semés jadis

éclater dans nos artères

à nouveau ?

 

 

 

 

Ne ressens-tu pas ce besoin

d’étouffer ta honte,

de laisser exploser

cette rage de liberté ?

 

 

N’entends-tu pas

ces gestes

d’espoir et de fierté

battre nos tempes ?

 

J’entends au bout de mon poing

un cri noir de vengeance

un rapport à l’ordre , notre ordre

Que la peur avait travesti en sagesse

avait brisé , déchiqueté …

 

L’ordre de nos routes

Vers des fermes vertes

Des usines autogérées :

un pays – enfant

qui nous appartient.

 

L’ordre de nos coeurs

de nos sacres , de nos efforts

l’ordre de nos coups de hache

dans les maisons de finance.

 

Oh oui !  J’entends ce cri

sourdre en moi à travers toi ,

cet appel d’autonomie , de fête,

cette rengaine immortelle.

 

Oh oui !  J’entends ce cri.

 

Québec , mon bel enfant ,

je ne te laisserai jamais

pour mort – né …

j’en appelle à la réincarnation.

 

Nous sommes passés

de la mort à la vie

ton souffle dans mon cou ,

tempête de neige

vague de haute marée

pousse nos cheveux

ces lierres d’alpinistes

jusqu’au sommet de la liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                  Lappel de la nature

 

 

À l’ombre de ta jeunesse

En transe et devenir

Tes lèvres -paysages

D’ailleurs et hors nos murs

M’incitent à voyager

Sur le fil tendu

De nos amours interdits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                        Espace pédéraste

 

Mon pays n’a pas de nom

Je suis de race pédéraste

Je contemple la vie

Rivé à l’extase – sourire

Des premières éjaculations

D’un petit bonhomme qui me plaît.

 

Mon pays n’a pas de nom

Je suis de race pédéraste.

 

Je bois l’amour et le bonheur

Au bout de petits organes

Qui apprennent en soubresauts

Les gammes de la jouissance.

 

Mon pays n’a pas de nom

Je suis de race pédéraste

De ceux prêts à mourir

Pour un regard

Pour un toucher

Pour juste un peu d’amour.

 

Mon pays n’a pas de nom

Je suis de race pédéraste

 

Et, c’est pour ça

Que l’on m’exclue

Que l’on me chasse

Que l’on m’accable

Qu’on me condamne.

 

 

 

Amour antithèse de la guerre et de la drogue
Amour antithèse de l’inégalité , du jugement

Amour fascination de l’autre

Amour – compassion anti – misère

 

 

Je n’aurai jamais de pays

autre que le corps d’un gamin

Que je découvre

Avec ma langue …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          Linfâme interdit

 

Aimez-vous les uns, les autres

premier précepte de Jésus de Nazareth

aimez même vos ennemis

comme Dieu vous aime ;

mais ne vous touchez pas

point de désirs charnels …

 

Ne vous embrasez pas l’un pour l’autre.

aimez-vous comme des esprits

sans vous le dire en caresses

vous touchez ?  Vous n’y pensez pas !

 

Le crime, la honte, la malédiction

divine dans les délires religieux…

Lois d’hypocrites !  contre-nature !

Lois de fanatiques qui rejettent le corps !

Déni du plaisir , déni du corps et de sa beauté ?

 

Interdit parano – schizophrénique des sens
morale ressuscitée des ordures de la peur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          LA LIBERTÉ OU LA MORT …

 

 

Comment puis-je te dire  JE T’AIME si je ne peux exprimer ma fascination pour toi ?

 

Comment puis-je te dire LIBERTÉ si je dois ramper devant le code pénal ?

 

Comment puis-je te crier la BEAUTÉ que je chante en toi , mon pays , mon petit ?

 

Cette beauté que j’ai besoin de toucher et qu’on me ravit au nom de je ne sais quel dieu , quel mensonge.

 

 

À cause de vous

                    Curés

À cause de vous 

                 Politiciens verrats

À cause de vous

                Féminounes homophobes

À cause de vous

                Prostitués de la morale

 

 

Indésiré partout

Je suis privé de folie

Je dois parler langue étrangère

La violence s’infiltre dans mes chansons

 

À cause de vous

Chaque jour je suis assassiné

 

 

 

 

Mais CONTRE VOUS

 

                                 J’ai les doigts qui résistent à la vengeance

                                 Cramponnés dans votre fosse de béton

                                  Ils me parlent de Riel et du Québec

 

J’ai les doigts saignés

De vos coups de fouet

Je suis sur mon lit d’agonie

Dans mon sépulcre

En forme de vos buildings

 

                                    Je suis muré . Claustrophobe . Axphysié

                                             Par vos choix unidimensionnels

 

 

Le monstre que vous vouliez créer

Pour vous servir

M’apparaît pour être tué.

 

Entre l’enfance et l’adolescence

Mon corps se mute

                   Se démute perpétuellement

                    Au rythme des tempêtes que j’assume.

 

 

J’ai le vouloir de vos corps , de vos corps -coquilles , de vos corps -paysages , de vos corps -fleurs , de vos corps -poissons , de vos corps -oiseaux , de vos corps- océans , de vos corps- vie que la mort n’a pas encore flétrie , de ces corps qui permettent de passer de l’agonie à vie.

 

    

 

J’ai besoin de vous pour vous dire :

     Il est encore des vies qui méritent d’êtres vécues.

     Fascinations des corps comme les vôtres

     Admiration, désir de chair et d’esprit

     Amour divin , soif d’infini…

 

Je vous aime avec mon sang

Je vous aime à en mourir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             À tous les ti-gars du monde

 

 

Tu m’es apparu LIBERTÉ et j’ai voulu te saisir

Il est des SOS qu’on lance à la face de la nuit

Des volutes de braises pour y voir jaillir les flammes du

                                    DÉSIR

 

Rien n’est plus difficile que d’inventer les mots qu’il faille

pour décrire ce que nos mains tentent de créer , d’exprimer ;

Ces mains anathèmes , bandits ; ces mains proclamations,

Touche de vie ; ces mains résurrection , sensation de soleil;

Infiltrée dans la peau ; ces mains besoin de rire ; ces mains

Cicatrices ; ces mains sculpteurs d’instincts ; ces mains quand

Elles s’acharnent à l’antre de tes cuisses ruisselantes

D’hommages …il est un langage du geste , un langage

Spontané que ne saurait traduire la forme des voyelles , un

Langage hélas prison , plaisir castré , pourtant module de VIE.

La guillotine s’abat sur mes poignets et le sang coule vers

Toi telle une éternelle obsession à refuser de mourir …le

Soleil dans ma main …Laisse-moi le porter à ma bouche …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               ACTE DE FOI

 

Je vous parlerais bien de ceux que j’aime

De cette rencontre fortuite entre la vie et la mort

Mais je ne saurais vous instruire  je n’ai pas de mots

Ni même pour vous intéresser  je suis d’un autre monde

Où l’amour peut se muter en plaisir.

 

Votre langage est d’argent

                             De domination

                             De répression

                             De travail

                             De gros chars

                             De gros tétons

Moi ma parole se casse aux cordes vocales

Se tourne sur elle-même et se tait

Je n’ai pas besoin de croix sur le bord des routes

Pour m’indiquer le chemin de la conscience

J’ai des crucifix aux nervures de ma peau

                           Un bûcher dans ma tête

                            sur lequel un peuple se meurt

                                             Quelque part entre la vision et l’audition

                                              un peuple de qui je connais chaque attente.

 

Je n’ai pas besoin de tv

Pour me dire qu’à l’autre bout du monde

Quelque part des bombes grugent les cerveaux

                      J’ai mes antennes : des cheveux nids d’oiseaux

                                                      Mes doigts pour forer l’avenir

                      J’ai mes yeux qui auscultent les lèvres

                      Je n’ai pas besoin de politique pour m’endormir

                      Je n’ai besoin de rien sinon dire aux garçons

                                              Je vous aime !

 

 

Petits,

         Votre amour

                            Seule raison

                                 La seule et unique

                                     Qui mérite de vivre autant que de mourir

                                             Pour l’avoir vécu et payé pour le vivre.

                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       Quand le temps viendra

 

Je marcherai sur ma mort d’un pas ferme

J’écouterai chanter en moi 

                                          Les cri des humiliations

                                          Noyé à la taverne

                                           Dans un goût de vengeance

 

                      J’hais mon impuissance !

 

Je danserai sur mon passé

Je sentirai me monter dans les jambes

                                                  Une gigue d’enfer

Je n’oubliera jamais

                                Le viol de mon enfance :

                                Le péché et le tabou

                                                                Ce vouloir être ange

                                                                                         Bonne bête

                                                                                              Muette et docile

 

Je marcherai sur ma mort d’un pas ferme

                     Sur la boule de cristal

                                          Qui a perdu silence

 

Le murmure d’un fleuve et d’un pays m’habite

Terre d’Amérique 

Qui a flanqué la liberté aux fers

Reprend ta dignité…

 

Amérique  tête carrée

Haricot moisi

Dans le verglas de sa puissance

                         $

 

 

Tu as perdu dans tes piasses

Le goût du sapin et de l’épinette

Je ne sais plus très bien quel vin m’anime

Neige ,vent , arc-en-ciel ?

Je connais seulement la naïveté

 De mes premiers grognements

                              De loup affamé d’amour.

 

 

 

Je reconnais seul 

                     le jeu de mes actes d’achats             

                                      Le paradis enfoui sous la jupe

                                      De mes premiers espoirs

                                      Qui sentent la dope à plein nez  

                                       Assis dos à l’arbre de la Sagesse

 

                       Je sais porter le goût

                       De mes grandes folies

                                                  La soif indicible de tuer

                                                        Les classes sociales inégalitaires

                                                        L’immortalité de la haute finance

                                                        Le vedettariat grassement payé

 

 

J’ai dans le ventre

                   Un couteau

        À la bouche

                   Un fusil

         Au coeur

                    Une plaie.

 

 

 

 

Je fracturerai les hontes     

                      Les envies d’oublier

                                         de fuir

                                              Me fuir

 

Je paierai comptant mes folies    

                 Au bout de mes hivers   

                       Pour retrouver à travers mon chemin

                                L’enfant que je cherchais

                                     À travers toi  en nous

 

Je vivrai

          Sans ce cri de mon impuissance  

                       Enfer de feu et de poudre

                       Peur , viol , intrusions

          Conscient

                       De ma valeur morale

 

je marcherai sur ma mort

Pour reconnaître mon pays

Toi , mon petit sourire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                     PASSION

 

 

 

Quand ton corps sous mes yeux

Chante la gamme des sourires

 

 

Tout ce que je hais du monde

Je le bannis avec tes lèvres

 

 

Je ranime le vent de ta salive

De ta voix , je chante le printemps

 

 

                 AVEC TOI

 

 

Au-delà du bien tout est noir

Au-delà de la folie tout est musique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être occidental

Il faut vivre mort

Pour oublier la vie

Et oublier de mourir.

 

                                              SUICIDE

 

J’ai mal

Gangraine dans ma tête

Cancer à la bouche

Tout ça parce que je dis non.

 

NON à la raison seule

           À l’aspirine
OUI aux émotions.

 

NON à la machine

          À la batterie
OUI à la musique.

 

Je veux vivre hors de l’herbe des cimetières

                               des lapins dans leur cage qui crèvent

                               les oiseaux affamés dans le désert

                               dans les sentiers de lumière et d’espoir.

 

Je veux vivre

                    Contre les lois  contre-nature

                              Imposées

 

Je veux vivre

                      Au fonds des enfers

 

 

 

Je veux vivre

                       Le feu de ma maison en flammes

                       Le vent dans la neige  la tempête

                      Connaître la misère pour mieux la combattre.

 

Je veux vivre

                      La folie au pluriel

                      Dans toutes les tonalités

 

Je veux vivre tout

              Vivre tout pour connaître tout

 

Vivre

          Ce double de moi qui me hante

           Jusqu’au bout de mes nerfs

                          Je veux le vivre pleinement

                           Pour mieux le tuer

               Tuer toute violence en moi  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                  Le bohème

 

C’était un homme bohème
  sans famille, sans pays
qui parcourait sans relâche
            l’univers.

 

Par amour de la liberté,

il n’apprit aucun métier
faisant milles petits travaux
         par le monde.

 

Citoyens de la terre,

ton pays est ta planète
   et tous les hommes
    sont ta famille.

Il fuyait toujours les guerres
pour se préserver de la haine
et conserver pour toujours son amour.

Hommes libres de la terre
    pourquoi gémis-tu ainsi
   serait-ce que les hommes
       sont trop méchants  ?

 

J’ai composé cette version française de « No where man » , des Beatles , pour l’orchestre de mes jeunes frères, les Pyramides .  Ils en ont fait un disque.  C’est une des rares fois où j’ai composé les paroles d’une chanson.  Je n’ai malheureusement pas ce talent.  La chanson était chantée par Serge alors que Maurice jouait de la batterie.  D’ailleurs , mon frère , avait composé l’autre chanson sur le 45 tours et s’intitulait Trop jeune . Une première peine d’amour vers 16 ans … Quelle belle époque !

 

 

 

 

 

                                   Encore un verre !

 

Trinquons , ô Satan ,

Trinquons !

 

Une goutte d’humanité

Pour se gorger des plaisirs

De la charité.

 

Un tonneau d’égoïsme

Avec un mélange de douleur

Pour se fortifier.

 

Deux immenses verres

De nature et de cieux

Pour s’envoûter.

 

Et une larme

Une toute petite larme

De réalité

Pour dégueuler…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                          Le cadavre

 

Il s’était étendu

Sur le foin dans une étable

Le beau Pierrot

Complètement nu, à moitié- ivre,

Il avait près de lui une demi-douzaine

De bonne bières et deux verres de vodka.

Il avait pendu, sur le mur,

Un portrait de nu

Ouvert une fenêtre

Pour sentir dans ses poils

Courir les courants d’air.

Et, dans sa bière, la dernière ,

Dansaient trois onces d’aspic.

Il est mort le beau Pierrot

Un verre de bière à la main

Une femme nue dans l’oeil

Et la queue dans l’autre main.

Il est mort comme convenu

Profitant des seuls plaisirs de la vie

N’ayant pas connu ceux de l’esprit.

Et sur un bout de papier

Laissé près de son cadavre

Le furibond avait écrit

Juste avant de mourir :

Je quitte le monde

Comme je l’ai connu

Je trouve la mort

En riant très fort

Du sublime rigaudon

Qu’est la vie…

 

 

Extrait de Hymne à l’amour, le vice et la révolte.

 

 

                                               LA  FOLIE

 

La folie est un acte physique

             l’acte suprême du cerveau

                          un sentier dans la brume chaude

                           un pas vers un effroyable néant.

 

La folie , nuage de frustrations

               pénètre dans le crâne qu’elle disloque

               s’insère entre les os…

 

La folie , nuages de frustrations

           pluie électrique de haute tension

               lance- flammes dans la colonne vertébrale

                  toile d’araignée sous la mer

                                  mariage fluide des yeux et de l’enfer

                                             sifflement tendu d’un même son.

 

La folie est chatouille électrique

              provoque sans raison , sans douleur ,

                               la hantise d’être possédé.

 

La folie

              une simple envie , mais ferme

                                           de dégueuler contre la vie

                                           de l’écraser contre un mur

                                           de la voler

                                           de la violer…

 

 

 

 

 

J’envie la folie

                       son cheminement vers un océan d’émotions

                        le sang dans nos veines qui tourne

                        en colère sans borne contre des moulins à vent
                                                 à défoncer

 

 

La folie nous nourrit

de peurs et de violence

elle émerge en chacun

quand on s’y attend le moins

                                                         

                                                    Et LÀ , VOUS ÊTES CUITS !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                   DOUCE SCHIZOPHRÉNIE

 

Un pénis qui se lève

En frôlant une pensée

Corps étranger qui vous pénètre

Avide de s’enfoncer dans votre cul

Que vous offrez aux anges

Convoitant se faire sucer et s’éteindre

Pendant

Souriant

Jouissant

 

 

La folie , effroyable sensation de l’herbe

Qui s’agite dans nos têtes – prairies

Sous une immense rangée de billots

Quand un ver de terre

Se faufile dans la moiteur des pensées

Provocant des avalanches de chair.

 

J’aime la folie quand elle se révolte

                         Votre main 

                                   une dague qui frappe

                                                      Le premier passant

                                                           De votre mémoire.

            Le sang coule

                          Roule sur le plancher de vos rêves

                                     Vous êtes effrayés

                                       Vous courez

                                                           Sans tête

                                                           Ni direction

 

 

 

 

Une tempête

                   De sang coagulé se lève

                         Le sang vous fascine

                                       Vous irrigue la gorge

                                                 À travers les mots disparus

                               CHAUD

Vous êtes enfin vengé

                           Fini le temps d’être ridicule

                                                  De vous sentir bouffon

                                                        D’éclater sous l’envie folle de rire 

                                Vous êtes fou …!  

                                          Enfin !

 

 

La folie c’est rire à gorge déployée                                                           

                             La vengeance

                                            D’avoir été le premier clostrophobe

                                                                   De la liberté .

 

Dans un engin céleste

Vous avez cherché à vous désennuyer

Et, sans le savoir , vous avez tué le temps…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                JORDAN

 

 

Petit Cri

Adorable enfant

Mi -Chine , mi-Amérique

Je t’offre mes larmes

Pour te baigner nu

Dans mes yeux éblouis.

 

 

Parké dans ta réserve

Tu étouffes sous la morale

Toute sénile  toute blanche

Monde qui nie l’essence même

Le but ultime de la vie :

JOUIR.

 

Petit Cri

Pour ta beauté

Je te rends ta liberté.

 

 

             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                      

                                         PRIÈRE DU PÉDÉRASTE

 

 

Rien n’est plus beau

Qu’un petit gars nu , bandé ,

Sinon le sourire de Dieu

Qui l’observe ainsi magnifique.

 

Rien ne vaut la jouissance

Dans ses yeux allumée

Par ma langue sur son corps

Par mes lèvres sur son gland

Par mes doigts sur sa peau

Sinon Dieu qui se réjouit

De m’entendre le remercier

De m’avoir offert l’extase

D’avoir créé tant de vie et de beauté …

 

J’aimerais mourir d’aimer

Ce Dieu qui se mire en toi

Que j’adore dans notre jouissance

À travers l’illumination de nos sens éclatés

La passerelle de notre matière

Avec l’amour de vivre sans délai

De toi , de toi , beauté infinie …

 

Dieu est beau

Dieu est extase

Dieu est sourire

Dieu est amour

Tu es le chemin qui m’y conduit …

Pourquoi son accès par ton corps

Sa lumière à travers ton regard

Sa vie au rythme de notre jouissance

Nous seraient-ils interdits  ?

 

 

Si Dieu est amour

T’aimer comme je t’aime

Est la plus belle des prières …

Et , le mal : argent égoïste

Père de la violence …

                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans limite

 

Je veux mourir pour toi

Mourir d’amour et de volupté

Mourir condamné de t’avoir caressé

D’avoir déchiré le voile de la haine

Pour entrevoir le ciel toujours bleu

Toujours chaud des caresses du soleil

Hypnose permanente de beauté

De soif de ton corps .

 

Ange , je serai enfin en toi

La mort est une porte d’entrée

Un accès interdit aux hypocrites

Une bouche chaude qui t’aspire

Dans l’infini qui se révèle

Indifférent à la haine des hommes

Drogués de pouvoir et d’argent.

 

Je mourrai

Fier de t’avoir fait connaître

La jouissance et la liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               LAMOUR  STONE

 

 

 

Quand oscille le chronomètre de ta pupille

Aux volcans internes de mon coeur

Mon corps albâtre à son rocher

Tutube aux vagues souffles de ta gorge
Mes mains palmées de pervenches s’épongent

À la forêt fléchie au vent des marais

Au crescendo de nos éjaculations.
Atmosphère osmomètre

Du vertige de la vie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               Solitude

 

 

Dans ma solitude  je chercherai pour toi

La route qui conduira au-delà des soupirs

Dans tes larmes  je construirai une ville

Spéciale aux enfants où les adultes n’entreront pas

J’ai horreur des longues journées à l’école

Quand la neige nous invite à se réchauffer

Le coeur dans un traîneau  j’ai peine à le dire

S’il est plus agréable de jouer au hockey

Ou nager ensemble vers un ballon de paille

Mais je sais déjà que le monde est ignoble

Au point de tuer le jeu de mes doigts fous

Sur ton corps : symphonie de rires et de baisers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             Vie du pédéraste

 

 

 

L’enfer de l’incertitude

             d’une vie démolie

             d’un suicide anticipé

             d’une carrière écrasée

        lot de vie de tout pédéraste.

 

 

Amant de vérité

 censuré !

généreux jusqu’à la mort

 abusé !

assoiffé d’amour

  pourchassé !

pourfendeur d’hypocrisie

  écrasé !

 

                           Condamné avant de naître
                             au mépris suprême
                                 injustifié .

 

La pédérastie
aliment recherché

pour vengeance à tout prix …

                          Festin pour âmes mesquines !

 

 

 

 

 

 

                                                     

 

                                              BEL INCONNU

 

 

Ton sourire m’a envoûté

Malgré les distances , les paysages

Je trouve en toi les couleurs de la vie

 

 

L’hiver nous enivre

Sans soleil de Floride

La neige nous enveloppe

Nous grise de se revoir

 

 

De boire à ta jeunesse

De gamin exalté

De ta puissance naissante

je renais à l’enfance
je partage ta grisaille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             DROWNING  ou ASSIMILATION

 

 

I was looking at the sea

The brain in my heart was crackling

Over the waves , ô water and salt

Like my childhood.  Sky beauty

Over my skin .  Humanity is born

With you … little man …

In such a pretty instant

I will never forget …

When I die in your eyes

Peacefull and blue

Ready for love.

 

- Ce poème de Jean Simoneau a été envoyé à Ray Johnson ,

fondateur du New York Correspondant  School of Art , avec

l’illustration du peintre La Toan Vinh , de Montréal , en 1993.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             TUAN

 

 

À l’aube de ton oeil

Juste sous la paupière

Je dansais au vertige

D’un temps tué de désir .

 

Tu étais là

Toi que ma voix a rejoint

À l’autre bout du monde

À travers les obus, triste à mourir

Un cri de désespoir et de révolte

Un cri de pas éclatés

Qui t’a fait marcher jusqu’à moi

 

 

Le creux de tes mains portaient

Nos vie, nos espoirs, nos hantises

Ces mains si petites, si frêles

Sous le poids de vivre

Tu nageais sur la mort

Oublié sur une plage entre les cadavres

Et l’écho de ton nom , crié sans te connaître

T’as fait naître ici dans le plaisir

 

Et nous avons bien ri d’avoir déjoué

Enfin, malgré nous, un destin

Qui se prenait pour un autre.

Que ferons-nous maintenant

De tes douze ans  réunis dans la vie ?

À pas feutrés sans l’ombre d’un doute

Nous plongerons nos doigts dans la vie

Nous jouerons sur la plage au soleil

Nous rirons à la folie et boirons l’ivresse

De nos corps retrouvés dans un autre temps

Dans un autre pays, sous une autre main,
une caresse tendre …

 

 

Sans frontière à nos rires

Sans murs entre nous

Nous installerons dans la vie

La semence d’un âge d’or.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            LE PRINTEMPS

 

À toi , qui a tant peur des bourrasques et des chemins fermés , j’annonce un dégel : la rivière nous attend entre des forêts -champignons.  Nous serons seuls à s’aimer , en toute beauté,  sans briser nos rêveries .  Je vois des géants de laine en grimaces devant des pipes – usines , des lapins schizophrènes qui gazellent dans les ronces en tourniquet d’abeilles.

 

J’entends des lutins rire des sauterelles -ruches -de- miel , des ours en peluche chantonner des grivoiseries , des brebis chasser le loup avec des baisers.

 

Je voudrais t’étreindre dans mes bras , en te chantant une berceuse , pour t’assurer que le temps des tornades a franchi nos barrages .  Des pivoines informes éclatent dans des herbes violettes.  Et , couchée près des arbres , la joie aromatise nos visions.  Nous fermons les yeux afin d’ouir l’étendue de nos instants se dire des clins -d’oeil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À mon testament

 

                              J’accroche à coups de bec

                              La liberté aux portes des églises

 

                                    Je cimente à leur portique

                                         Une pouffée de rires et de boutades

 

Avec mes dents usées

                Je sculpte en toi mon devenir

                Je sème dans tes yeux
                                                     des forêts d’encens stones

                                                     des chantiers de lilas.

 

Je bois à ta bouche

Des coupes de vie

Des vertiges de neige

 

Sur ton ventre

                       valsent les fleurs avec le vent

                        virevolte le temps d’un pas à l’infini

                       dans un tango de joie universelle

 

Dans des mers célestes

                 je nage nu

                 je fugue au -delà de la mort

                 je plante une jacinthe
                en plein coeur de mon parc

                     un si beau ventre

 

 

Les caresses – étangs de mes mains

                     nagent sur les garçons bleus d’amour

Les nuages se métamorphosent château de glace

                     Nos rires s’étirent jusque dans l’éternité

À grandes glissades d’euphorie
partagée  illimitée de ballades musicales

 

Dans mon testament j’inscris :

 

                                               Le temps est proche

 

                                                où nous serons enfin des hommes libres

                                               

                                                  des AMOURAJEUX.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

Rien n’est plus beau qu’un petit gars, surtout quand il se nomme «  Québec »  dans mon imaginaire.  Bien évidemment , autant je considère la pédérastie comme le summum de l’amour, pour la plupart des gens, c’est au contraire, le crime des crimes.

On peut tuer, on peut voler des vieillards, on peut mener des guerres, rien n’est aussi condamné que la pédérastie.  Il en est ainsi parce qu’elle est encore tabou et la peur qu’on entretient à son sujet permet de contrôler les individus et de négocier avec la pègre les limites permises.

 

Pourtant , elle existe depuis le début de l’humanité , avec toute la beauté que porte le mot «fascination» ; mais , les religions ont inventé une philosophie qui aboutit au rejet du corps et de la mort.  Ces vérités religieuses sont à l’origine de la misogynie et l’inégalité entre les êtres humains.  Ce lavage de cerveau même s’il repose sur la mésestime totale de son état d’être humain persiste à travers les siècles sans que l’on ait l’intelligence d’en questionner le bien-fondé.  Ce mensonge , même s’il entraîne toutes les formes de racisme et d’intégrisme , est soutenu par les lois civiles.  Même si l’expression de cet amour est sans violence , nos sociétés la condamnent encore avec sévérité, au nom d’un dieu qui est parfaitement immatériel.  Cette chasse aux sorcières meuble les statistiques et justifie que l’on dépense des millions au nom de la sécurité.

Il serait préférable pour l’humanité de combattre la violence, sous toutes ses formes et laisser l’amour s’exprimer.

Depuis Freud, Reich et Fourrier , on devrait avoir compris que sans violence, ni domination , la pédérastie peut être absolument positive pour le jeune et le vieux.  Cet amour , s’il est responsable, est le pont des générations.  S’il arrive à créer une forme de bonheur, c’est l’avenir.  La pédérastie est un passage à une autre dimension de perception et d’amour.

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